6Déc/12

Un concours aux saveurs régionales

Le troisième concours Philippe Mille a réuni six équipes mixtes au CFA interpro du chef-lieu. Au menu : agneau, lentillons, moutarde de Reims et miel. Un portail qui refuse de s'ouvrir, des produits qui tardent à arriver en raison de routes enneigées : Hélène Génin, la directrice du CFA interpro de Charleville-Mézières, a connu quelques frayeurs, lundi matin, au moment d'accueillir le troisième concours Philippe Mille.
Mais finalement, tout s'est bien passé, comme l'a souligné la conseillère régionale Sonia Marcelot juste avant la remise des prix, en se félicitant de la créativité et de la volonté de bien faire dont ont fait preuve les concurrents.
Lancé par le conseil régional en 2010, en partenariat avec Philippe Mille, le chef des Crayères, qui a accepté de lui donner son nom, ce concours destiné à valoriser le patrimoine gastronomique régional est réservé aux apprentis 2ème  année de CAP charcutier-traiteur et cuisine des quatre CFA de la région et a, de plus, été ouvert cette année aux élèves de 2ème année de bac pro cuisine des lycées de Bazeilles et de Revin.
Soit six équipes composées d'un apprenti et d'une apprentie, à qui il était demandé de convaincre un jury de professionnels en mettant en valeur quatre produits de la région : l'agneau de Champagne-Ardenne, le lentillon de Champagne, la moutarde de Reims et le miel de Champagne, les candidats disposant de trois heures pour réaliser un plat et un dessert associant ces quatre produits. Et à l'heure de la proclamation des résultats, la tension était bien évidemment palpable chez les concurrents, qui ont donné le meilleur d'eux-mêmes.
François Béguin, vice-président du CFA interpro, a estimé à cette occasion que les cuisiniers étaient les meilleurs ambassadeurs de nos régions, juste avant que la conseillère régionale Nathalie Dahm ne rappelle l'historique d'un concours imaginé par Catherine Coutant, chargée de mission pour la valorisation du patrimoine gastronomique au conseil régional.
« Nous sommes la seule région de France à avoir intégré la gastronomie dans la compétence culture », a confié Nathalie Dahm, en insistant sur la notion de transmission.
Ce concours original, qu'une délégation suédoise est même venue suivre cette année, a ensuite rendu son verdict. Si le premier prix est revenu à l'équipe auboise, les Ardennais n'ont pas démérité puisque l'équipe du CFA interpro a terminé deuxième. Mais pour tous ces jeunes, quel que soit leur classement, la présence de Philippe Mille était déjà une belle récompense.

Trois questions à Philippe Mille


Qu'est-ce qui vous a convaincu de parrainer ce concours qui porte votre nom ?
« Il correspond aux valeurs qui sont les miennes. Il réunit des apprentis et des produits régionaux autour de la passion de la cuisine. Je suis très attaché à la valorisation des produits régionaux. Aux Crayères, nous avons plus de 60 producteurs de la région avec lesquels nous organisons un marché une fois par an. De plus, j'ai toujours eu la volonté de transmettre. Je suis passé moi aussi par le lycée et le CFA. »
Les Ardennes n'ont pas d'étoile Michelin. Pensez-vous que ce soit un handicap ?
« Ce qui est important, c'est l'envie et le plaisir qu'on donne aux clients. Un étoilé Michelin, c'est peut-être une locomotive mais je pense que la vraie locomotive, dans un département, ce sont tous ces restaurateurs et tous ces chefs qui veulent faire de leur mieux. »
Quand vous avez le temps de manger, vos préférences vont vers quoi ?
« Déjà, on prend le temps de goûter pendant le travail et c'est important de goûter. Sinon, dans le privé, je me contente de choses simples mais goûteuses : un poulet frites ou une bonne blanquette de veau avec du riz. »

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